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Santé mentale : de la maternelle à l'entreprise, deux startups de la Technopole Atlas misent sur la connaissance de soi

Publié le 9 octobre 2026
Santé mentale : de la maternelle à l'entreprise, deux startups de la Technopole Atlas misent sur la connaissance de soi

À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, deux entreprises accompagnées par la Technopole Atlas montrent qu'on peut agir sur le bien-être à tous les âges : l'une auprès des tout-petits, l'autre auprès des équipes et des futurs professionnels.

Agir pour la santé mentale des enfants dès la maternelle

Un enfant sur huit

Selon l’enquête ENABEE de Santé publique France (données 2022), 13 % des 6-11 ans présentent un trouble probable de santé mentale, qui retentit sur leur vie quotidienne.

Or les soins sont saturés : la Cour des comptes estime à 1,6 million les enfants et adolescents concernés par un trouble psychique, pour environ 2 000 psychiatres compétents auprès des jeunes.

Face à cet écart, la première réponse est de prévenir. Le levier : l’éducation aux compétences psychosociales, au cœur d’une stratégie nationale 2022-2037.

Agir en amont, dès la maternelle

C’est le pari de Zamizen, entreprise solidaire d’utilité sociale basée à La Rochelle et labellisée Édu-up par le ministère de l’Éducation nationale. Conçue avec des enseignants, sa méthode est portée par le chat Voltaire : des histoires, des chansons et des jeux pour apprendre à se connaître, gérer ses émotions et coopérer.

Depuis 2018, plus de 100 000 enfants en ont bénéficié, dont 70 % en éducation prioritaire.

Ce qu’en disent les enseignants

Le programme s’appuie sur ce qu’ils font déjà au quotidien : séances de motricité et de langage, chants, rituels de classe. 89 % déclarent que leurs élèves gèrent mieux leurs émotions et 92 % observent un climat de classe plus serein (étude d’impact 2024, menée auprès de 158 enseignants).

Une première en Charente-Maritime

Avec le soutien de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, le programme est proposé gratuitement aux classes de maternelle du département situées hors de l’agglomération rochelaise. 100 classes seront retenues pour 2026-2027, dans l’ordre d’arrivée des dossiers.


Mieux comprendre l'humain pour prévenir l'épuisement

Un RISQUE ENCORE SOUS-ESTIMÉ

Changement de décor : le monde de l'entreprise. Après près de dix ans passés dans la gestion des risques et l'assurance des organisations, Hugues Souron a fait un constat : parmi tous les risques analysés par les entreprises, l'humain reste le plus difficile à mesurer, et le moins pris en compte. Pourtant, les conséquences sont bien réelles. Une erreur de recrutement, des tensions dans une équipe, une mauvaise répartition des missions ou un épuisement professionnel pèsent sur le fonctionnement d'une organisation, et d'abord sur ses salariés.

Les enjeux sont aussi économiques : les arrêts de travail liés à des causes psychologiques, comme le burn-out, entraînent maintien de salaire, désorganisation des équipes et recrutement de remplaçants. « Il y a un vrai travail de pédagogie à mener pour que les dirigeants puissent agir avant que les difficultés ne s'installent. », résume Hugues Souron, 

Psycométrie, données et IA au service des équipes

De cette réflexion est née Psycomet. Avec ses partenaires, la start-up modélise les risques liés à l'humain en combinant outils psychométriques, intelligence artificielle, réseaux bayésiens, probabilités et statistiques. Concrètement, elle aide les entreprises à mieux connaître leurs collaborateurs : leur personnalité, leurs compétences, leurs envies et leur manière de fonctionner, toujours avec l'accord des personnes : chacune sait, consent et reçoit sa propre restitution.

L'idée est simple : une personne qui apprécie certaines tâches pourra s'y consacrer davantage, une autre pourra évoluer vers des missions qui lui correspondent mieux. Cette approche permet de :

  • mieux répartir les missions selon les compétences et les aspirations de chacun ;
  • favoriser la mobilité interne et l'épanouissement professionnel ;
  • prévenir les risques psychosociaux et limiter le turnover ;
  • améliorer l'organisation des équipes, en tenant compte des personnes qui les composent.

des entreprises aux bancs de l'école

Psycomet compte déjà plusieurs dizaines de clients, parmi lesquels le groupe industriel Sodimate et un grand groupe hôtelier. Elle intervient aussi dans l'enseignement supérieur, à Excelia et à Paris-Dauphine, auprès de plusieurs milliers d'étudiants. L'enjeu : leur permettre d'identifier leurs forces, leurs limites et leur mode de fonctionnement pour construire un parcours en phase avec leurs aspirations. Car mieux se connaître, c'est faire des choix plus éclairés.

TROUVER SA PLACE DANS UN MONDE QUI CHANGE

Cette connaissance de soi compte d'autant plus que le monde du travail évolue vite : l'IA transforme les métiers, tandis que les nouvelles générations recherchent davantage de bien-être et de sens. Hugues Souron cite l'exemple de l'assurance, où un sinistre autrefois traité en plusieurs semaines peut l'être aujourd'hui en quelques secondes, ce qui peut inquiéter les personnes concernées.

Pour lui, il ne s'agit pas d'opposer technologie et individus, mais de placer l'humain au centre. Les outils ne doivent jamais enfermer quelqu'un dans une catégorie ni le réduire à un score : la technologie accompagne, elle ne décide pas à la place des personnes.


À tout âge

Des albums de Voltaire aux outils de Psycomet, un même message : la santé mentale se construit tôt et se cultive toute la vie, en apprenant à se connaître. À la Technopole Atlas, nous sommes fiers d'accompagner ces projets qui placent l'humain au cœur de l'innovation.

Pour en savoir plus sur les startups :

Zamizen


Psycomet